Après le succès d’Erasmus pour les étudiants, les apprentis, les jeunes entrepreneurs, les professionnels de l’enseignement supérieur et les journalistes, le vice-président de l’ADLE au Comité européen des régions, François Decoster, appelle à un programme Erasmus pour les représentants locaux.

 

Pour la version anglaise: https://alde-cor.eu/erasmuswithatwist/

Après le succès du projet pilote de 2012-2013 avec plus de 1000 candidatures pour seulement 100 places disponibles, François Decoster préconise activement un nouveau programme de formation pour tester le cours de 2018 à 2020, en vue de l’inclure dans le programme de la Commission européenne. nouvelle législation visant à créer un programme Erasmus complet pour les élus locaux.

“En général, les élus locaux bénéficient d’un niveau de confiance de la part de leurs concitoyens nettement plus élevé que les élus nationaux. Ils sont le maillon indispensable entre l’Europe et ses citoyens, mais ils ne sont pas toujours formés sur les questions européennes avant de devoir remplir leurs fonctions. C’est pourquoi nous devons encourager les échanges entre les autorités locales et régionales, surtout quand il s’agit de programmes de financement européens, comme la politique de cohésion, afin d’obtenir une réelle valeur ajoutée.Decoster
Les élus, avec leurs différents besoins et parcours, pourraient ensuite être repartis en groupe selon les défis auxquelles ils font face. Les groupes pourraient également être repartis selon l’expérience des participants sur un thème particulier ou par langue, pour faciliter l’échange.

“Avec ce nouvel outil de formation innovant, les élus qui travaillent sur des mêmes thématiques dans des états membres différents, pourront échanger les meilleures pratiques, approfondir leurs connaissances sur la législation européenne, construire des liens et lancer de nouvelles initiatives locales et régionales. Tout cela est essentiel pour développer le capital humain et atteindre les objectifs de l’intégration européenne”.Decoster

Quant aux coûts, ceux-ci peuvent être partagés par les budgets européens, les autorités locales des participants et, s’il le faut, par les organismes de formation recevant des fonds publics dans les états membres. Parmi les prochaines étapes, Decoster suggère que le Parlement soutient ce programme, comme ça a été le cas en 2012, en proposant d’inclure un projet dans le budget 2018, pour une implémentation en 2019. Il faudrait aussi rapidement mettre en place un groupe de travail avec des représentants de la Commission, du Parlement et du Comité des Régions, pour développer et préparer ce programme. “Les institutions européennes ne peuvent ignorer cet appel. A l’aube des élections européennes de 2019, il leur faut de nouvelles idées pour renforcer le lien entre les citoyens et l’UE – les élus locaux peuvent aider.”

Une version de cet article est paru dans Parliament Magazine’s Regional Review.